Document Type A — Référence

Définition et cadre d’usage — document faisant autorité

  1. I

    Définition

    Un document de référence est un document dont l’unique objectif est de décrire de manière factuelle, stable et non interprétable des données, règles ou exigences faisant autorité.

    Il constitue une source de vérité utilisée pour vérifier, comparer ou appliquer des informations, sans expliquer comment faire ni pourquoi.

    Il peut contenir des méthodes normatives prescrites lorsque celles-ci définissent des conditions de conformité (et non des pratiques opérationnelles dépendantes d’outils ou d’un contexte).

  2. II

    Finalité

    • Définir ce qui est valable (valeurs, exigences, contraintes).
    • Fixer un cadre stable et versionné.
    • Être cité par d’autres documents (procédures, explications) comme source d’autorité.
  3. III

    Caractéristiques essentielles

    • Descriptif : factuel, sans narration.
    • Stable : évolue par versions, pas par ajustements contextuels.
    • Non procédural (opérationnel) : ne décrit pas des modes opératoires dépendants d’outils.
    • Non explicatif : pas de justification, pas de pédagogie.
    • Indépendant du contexte : valable quel que soit l’utilisateur ou l’organisation.
    • Autoritatif : s’appuie sur des sources normatives/contractuelles explicites.
    • Structure adaptée aux données : tableaux, listes, valeurs, règles impératives.
  4. IV

    Exclusions

    Un document de référence ne contient pas :

    • de mode opératoire ou étapes d’exécution (procédure interne).
    • de conseils, recommandations d’usage ou “bonnes pratiques”.
    • d’exemples pédagogiques ou tutoriels.
    • de raisonnement, justification, discussion ou argumentation.
  5. V

    Contenu typique

    • Définitions et terminologie.
    • Valeurs normalisées, tableaux, données de référence.
    • Exigences, contraintes, critères d’acceptation (formulations impératives).
    • Méthodes normatives prescrites (algorithmes/formules de conformité).
    • Références normatives et contractuelles.
  6. VI

    Exemples typiques

    • Normes (ISO, EN, ASME, JIS, etc.).
    • Spécifications client contractuelles.
    • Tableaux normalisés (dimensions de tubes, brides, boulonnerie, matériaux, etc.).
    • Référentiels internes validés (listes approuvées, exigences internes).
    • Exigences réglementaires applicables.
  7. VII

    Hiérarchie documentaire

    • Le document de référence est cité par les procédures et les explications.
    • Il doit être compréhensible et applicable sans dépendre d’un autre document pour être “utilisable”.
    • Le volume n’est pas un critère : une source normative peut être volumineuse ; en Web, on publie des unités de référence dérivées et sourcées.
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